Série " Les macules" 


Dans l’imprimerie, la « passe » désigne les feuilles de papier utilisées par le conducteur de la presse pour régler sa machine. Généralement il utilise comme « passe » les « macules », des feuilles tachées.

Ce sont ces ratés, ces rebuts qui servent de base à cette série qui, sous une apparence modeste, met en relation le travail de la peinture et celui du livre. Elle tisse un lien entre l’image photographique et la peinture. Elle nous éclaire aussi sur le regard que porte Léon sur le monde qui l’entoure.


Cette fois, pas besoin d’appareil photo ni de technique sophistiquée pour réaliser et transférer l’image. Il lui suffit de regarder et de saisir la beauté poétique de la collision imprévue entre les reproductions d’œuvres d’arts, ici des cartes postales d’un musée. Picasso superposé à Matisse, Toulouse-Lautrec recouvert d’un aplat rouge...

Œuvres reproduites en série, devenues déchets, extirpées des poubelles, elles redeviennent uniques, grâce à l’attention de l’artiste... Et parfois retransformée en multiple dans le catalogue d’une exposition.


C’est peut-être ça la raison d’être de l’artiste, du poète : nous questionner sur notre façon de voir le monde.